La politique familiale du Québec est fortement orientée autour des soins envers les tout-petits, par l’entremise d’une offre de services de garde à faible coût et d’un programme de prestations parentales accessible et généreux. Le Québec est aussi la province où les mères de jeunes enfants sont proportionnellement les plus actives sur le marché du travail, et où les pères se prévalent le plus souvent des prestations de paternité lors de l’arrivée d’un nouvel enfant.
Devant ces constats qui pointent vers une certaine symétrie des rôles de chacun des parents, peut-on conclure que la conciliation emploi-famille soit un enjeu qui affecte les mères et les pères de manière similaire?
C’est ce que révèlent les données compilées par l’initiative Concilivi du Réseau pour un Québec Famille, qui a mandaté Léger pour réaliser une enquête auprès de 3108 travailleurs québécois au printemps 2022. Les répondants étaient parents d’au moins un enfant de moins de 18 ans ou proches aidants (1).
Nous analysons ici les données des répondants parents d’enfants âgés de 5 ans et moins, pour comparer l’expérience de conciliation emploi-famille des mères et des pères québécois. Le terme emploi-famille est ici utilisé car il renvoie à l’emploi occupé, et non au travail qui peut également englober les tâches ménagères et le travail de soins.
Référence bibliographique
Mathieu, S. et Tremblay, D.-G. (2023). La conciliation emploi-famille continue d’être un enjeu plus important pour les mères de tout-petits. Observatoire des tout-petits [en ligne].