Contexte
Au Québec, les jeunes sont placés en milieu substitut lorsque leur sécurité ou leur développement est compromis (sous la Loi sur la protection de la jeunesse) ou pour favoriser la protection du public (sous la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents).
Pendant leur placement, la plupart du temps volontaire, les jeunes doivent se soumettre à de multiples mesures d’encadrement et ils sont contraints à côtoyer des intervenant·es dont ils n’ont, le plus souvent, pas demandé l’implication dans leur vie.
Le mandat de ces intervenant·es implique généralement de concilier les mesures visant à encadrer les jeunes (le contrôle) avec les pratiques visant à prendre soin des jeunes (le care).
Face aux défis pour équilibrer ce double mandat, certains auteurs proposent l ’approche intégrée d’éthique de soins qui accorde une place centrale aux liens d’interdépendance en valorisant la réciprocité dans les relations entre le donneur de soins et celui qui en bénéficie. Cette approche permettrait de réduire le déséquilibre entre ces deux mandats.
Référence bibliographique
Magnan-Tremblay, L., Turcotte, M. et Brunelle, N. (2024). « Ça passe ou ça casse » : les interactions avec les intervenants au cœur des expériences de placement des jeunes judiciarisés. Dans I. F-Dufour, N. Brunelle, R. Couture-Dubé et D. Henry (dir.), Désistement et (ré)intégration sociocommunautaire : L’expérience de jeunes judiciarisés de 16 à 35 ans. Collection Devenir Adulte. Presses de l’Université du Québec.